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Am Veranstaltungsort |
Die Banane, Symbol einer aus dem kolonialen System hervorgegangenen Landwirtschaft, wird trotz ihrer verheerenden Auswirkungen weiterhin angebaut.
Ohne EU-Förderungen wäre dieser Anbau übrigens unwirtschaftlich.
Rückblick
Diese Verschmutzungen sind Teil einer langen Geschichte der Unterdrückung. Im 17. Jahrhundert wurden Martinique und Guadeloupe im Dienst der französischen Wirtschaft der Monokultur unterworfen. Die Sklaverei, 1642 legalisiert und durch den Code Noir organisiert, begründete ergänzend ein System, in dem sich Macht, Land und Reichtum in den Händen weniger Familien konzentrieren. Nach der Abschaffung der Sklaverei blieben diese Strukturen in anderen Formen bestehen. Bis heute kontrollieren wenige Familien den Großteil der fruchtbarsten landwirtschaftlichen Flächen.
Bananenanbau und -handel ist nach wie vor eine der wirtschaftlichen Säulen der beiden Inseln: Fast die gesamte Ernte wird nach Europa exportiert. Ihr Anbau ist jedoch ohne den massiven Einsatz von Pestiziden undenkbar.
Das Gift und die Folgen
Chlordecon, das offiziell zwischen 1972 und 1993 eingesetzt wurde, hat Böden, Flüsse und Küstengebiete kontaminiert; es braucht noch etwa 700 Jahre, bis die Chemikalie nicht mehr schädlich ist. Bis heute tauchen noch Bestände der Substanz auf, die seit Jahrzehnten in Europa verboten ist.
Mehr als 90 % der Bevölkerung waren dem hochgiftigen Chlordecon ausgesetzt, das unter anderem mit einem massiven Anstieg von Krebserkrankungen sowie schweren Entwicklungsstörungen bei Kindern in Verbindung steht. Trotz seit vor über fünfzehn Jahren eingereichter Klagen wegen „Gefährdung des Lebens Dritter“ stagnieren die Gerichtsverfahren und schüren ein tiefes Gefühl von Ungerechtigkeit und Verlassensein.
Der Film beschreibt eindrücklich die tragische Ironie der Verschmutzung: Die Böden bleiben noch für Jahrhunderte kontaminiert, zugleich wäre heute der Übergang zu nachhaltigen Betriebsmitteln deutlich teurer als der Einsatz vom Chemiekeulen. Dieser Preis scheint zu hoch zu sein für die Player des globalen Handels.
Selbstermächtigung
Ein weiteres Kapitel des Films ist dem Widerstand gewidmet, der sich gebildet hat und bildet, um den Vergehen gegen Arbeits- und Umweltschutz etwas entgegenzusetzen. Es entstanden Gewerkschaften, Bürger:innenkomitees, politische Bewegungen sowie alternative landwirtschaftliche Initiativen mit dem Ziel, die Kontrolle über Territorium und Gesundheit zurückzugewinnen. Der Kampf ist gleichermaßen ökologisch, sozial und politisch: Es geht darum, mit einem wirtschaftlichen Modell zu brechen, das aus der Kolonialzeit stammt, und eine echte Ernährungssouveränität aufzubauen. Dass viele Ländereien geraubt sind, setzt dem Drama noch die Krone auf.
Ausblick
Am Ende stellt der Film eine radikale und symbolische Frage: Müssen zuerst die Bananenplantagen abgefackelt werden, damit aus ihrer Asche endlich eine gesunde Landwirtschaft entstehen kann? „Décolonisons l’écologie“ erinnert daran, dass die Umweltkrise nicht von historischen Herrschaftsverhältnissen zu trennen ist. Die Natur zu schützen bedeutet hier auch, Ungerechtigkeiten zu reparieren, Erinnerung weiterzugeben und eine lebensfähige Zukunft zu entwerfen.
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| Im Café Plume |
Le
documentaire « Décolonisons l’écologie » donne la parole aux
populations martiniquaises et guadeloupéennes, confrontées
aux héritages toujours virulants de la colonisation.
Ces
îles sont encore aujourd’hui reliées à la France par un cordon
ombilical postcolonial. La colère contre les békés,
descendants des colons et grands propriétaires fonciers, reste
vive.
Les habitants dénoncent l’exploitation continue
des terres, la pollution massive de l’environnement et ses
conséquences
dramatiques : l’eau, le sol et les humains sont contaminés.
La banane, symbole d’une agriculture héritée du système
colonial, continue d’être cultivée malgré ses effets
dévastateurs.
Sans les subventions de l’UE, cette culture ne serait d’ailleurs pas rentable.
Coup d'œil sur l'histoire
Ces pollutions s’inscrivent dans une histoire longue de domination. Dès le XVIIᵉ siècle, la Martinique et la Guadeloupe deviennent des terres de monoculture au service de l’économie française. L’esclavage, légalisé en 1642 et organisé par « Code Noir », fonde un système de concentration des terres et des richesses entre les mains de quelques familles. Après l’abolition, cette domination économique se maintient sous d’autres formes. Aujourd’hui encore, quelques familles contrôlent l’essentiel des terres agricoles les plus productives.
La filière bananière constitue toujours l’un des piliers économiques des deux îles : près de 100 % de la production est exportée vers l’Europe. Mais cette agriculture repose sur un usage massif de pesticides.
Le produit toxique et son impact
Le chlordecone, qui a été utilisé officiellement entre 1972 et 1993, a contaminé les sols, rivières et les zones côtières; sa dégradation prendra environ sept siècles.
Plus de 90 % de la population a été exposée au chlordécone hautement toxique, associé notamment à une explosion des cancers et à de graves troubles du développement chez les enfants. Malgré les plaintes déposées depuis plus de quinze ans pour mise en danger de la vie d’autrui, les procédures judiciaires stagnent, alimentant un profond sentiment d’injustice et d’abandon.
Le film souligne avec force l’ironie tragique de cette pollution : alors que les sols resteront contaminés pour des siècles, la transition vers des intrants agricoles durables coûterait nettement plus cher que l’utilisation des cocktails chimiques, un coût qui semble dérisoire aux yeux des grands acteurs du commerce mondial.
Emancipation
Un autre chapitre du film est consacré à la résistance qui s'est formée et continue de se former pour lutter contre les infractions en matière de protection du travail et de l'environnement. Il montre l’émergence de syndicats, comités citoyens, mouvements politiques et initiatives agricoles alternatives s’organisent pour reprendre le contrôle du territoire et de la santé. La lutte est à la fois écologique, sociale et politique : il s’agit de rompre avec un modèle économique hérité de la colonisation et de construire une véritable souveraineté alimentaire. Le fait que de nombreuses propriétés aient été volées ajoute encore au drame.
Nouvelles perspectives
En conclusion, le film pose une question radicale et symbolique : faut-il d’abord brûler les bananeraies pour que, de leurs cendres, puisse enfin naître une agriculture saine ? «
Décolonisons l’écologie » rappelle que la crise
environnementale ne peut être dissociée des rapports de
domination historiques. Protéger la nature, ici, signifie
aussi réparer les injustices, transmettre la mémoire et
imaginer un avenir viable.
Pour aller plus loin, nous vous conseillons les ressources suivantes :
— Podcast « La Terre au carré : Scandale du chlordécone aux Antilles : une histoire coloniale », France Inter (Paris), nov. 2024
— Une écologie décoloniale, penser l'écologie depuis le monde caribéen , Malcolm Ferdinand, Cairn (Paris), 2019
— S'aimer la Terre: Défaire l'habiter colonial, Malcolm Ferdinand, Seuil (Paris), 2024
Merci beaucoup à la section berlinoise des Français du Monde !
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Fotos: C.E.


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